La chasse aux cadres Expatriés

Depuis quelques années, des chasseurs de tête d’un genre particulier, courent les Salons de l’emploi dans les pays industrialisés. Ils recrutent
des compétences africaines expatriées pour le compte de multinationales disposant de filiales sur le continent. À qualifications égales avec leurs
collègues occidentaux, ces cadres disposent de meilleurs atouts. Ils sont parfaitement imprégnés des réalités socio-économiques de leur pays d’origine. Au-delà de l’émulation salariale, leur attachement à leur terre natale motive leur retour. Par Samia Lokmane-Khelil.

I ls sont jeunes, diplômés des plus grandes universités britanniques et aspirent à retourner travailler dans leur pays natal. Des dizaines de candidats ont afflué, en avril, à l’hôtel Hilton dans le quartier d’affaires de Canary Warf, à Londres, où se tenait la 9e édition du Sommet des carrières en Afrique. Leurs CV ont retenu l’attention des organisateurs qui les ont choisis sur un total de 10000 postulants.
« L’engouement est spectaculaire », constate Rupert Adcock, directeur exécutif de Global Career Company. Ce cabinet britannique de conseils en recrutement, recherche les compétences africaines expatriées pour le compte de grandes multinationales. Comme Coca-Cola et Philip Morris,
d’autres entreprises d’envergure mondiale disposant de filiales sur le continent n’ont pas toujours l’occasion de trouver sur le marché local de l’emploi des cadres de haut niveau. Au Sommet, les recruteurs étaient surtout à la recherche de personnels dans les secteurs de la finance, des hautes technologies, des télécommunications et de l’engineering. Des salons de l’hôtel ont été mis à leur disposition afin de recevoir des
candidats et de leur faire passer un entretien. Vêtu d’un costume bien taillé et rasé de près, Adebayo a mis tous les atouts de son
côté pour faire bonne impression. Après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur à l’université de Portsmouth, au sud de l’Angleterre, il a rejoint
les effectifs de Vodafone, premier opérateur de téléphonie mobile en Grande-Bretagne. Mais c’est au Nigeria, son pays d’origine, qu’il a l’intention de faire carrière.

Source: New African (magazine de l Afrique)

https://reader.exacteditions.com/issues/48965/page/3

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